#38 le retropédalage de Luc Ferry

Après avoir demanda à ce que les policiers ouvrent le feu contre les manifestants, Luc Ferry rétropédale face à la polémique qui s’en ai suivis. En effet, il contredit ses propres propos et se déclare d’ailleurs comme un soutien aux gilets jaunes. Une stratégie de communication pour tenter d’atténuer ses propos. Mais le mal est fait, il est sorti en dehors du « champ républicain ».

En effet, il disait au bout des lèvres que pour maintenir l’ordre public et républicain, il fallait tirer de façon sommaire contre les manifestants pour arrêter les violences de part et d’autre. Il ne s’agit pas d’un « lapsus révélateur », mais une pensée profondément ancre de l’idéologie néolibérale. En effet, nous assistons ces derniers temps à une escalade de la violence. Cette stratégie de « la tension » a pour objectif de restreindre au maximum les libertés civiques et individuelles. Le « droit de manifester » est un « droit constitutionnel ». Mais la dérive du gouvernement en matière de « droits fondamentaux » laisse peu à désirer. Nous allons tout droit vers une « démocrature » ou une « dictature molle ». Le parlementarisme n’arrive pas à empêcher les dérives policières. Jacques Toubon (homme politicien de droite), le défenseur des droits, ne cesse d’alerter sur la pente dangereuse que prennent le gouvernement et ses partisans, comme c’est le cas pour Luc Ferry.

Dans une « démocratie libérale », les forces de l’ordre n’ont pas à tirer contre les manifestants que cela soit avec des « armes non-létales » comme le gaz lacrymogène, des « armes semi-létales » comme le flashball ou encore avec des « armes létales » contre les manifestants pacifiques. C’est à partir des premières provocations que les situations s’emballent. Autrement dit, il soutient « cette escalade de la violence » en donnant tous les droits aux policiers pour défendre tout ce qu’ils peuvent et de leurs intégrités physique, mais pas celle de l’intégrité physique des manifestants. Il s’agit d’un « deux poids, deux mesures ». Les forces de l’ordre ont le droit de se défendre, mais pas les manifestants qui sont attaqués par ces mêmes forces de l’ordre.

Au final, le « méa culpa » de Luc Ferry ne suffit pas pour calmer la tension. Ses propos ont été lancés. Ce n’est pas une simple justification qui permettra de faire retomber la tension. Mais une chose est sûr, il est le « con du jour » voir le « con de la semaine ».

 

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