#34 Etienne Chouard et sa position anti-antifa

Etienne Chouard a beau se prétendre comme un résistant contre l’ordre établi, mais s’attaquant aux antifascistes, il devient mécaniquement un « fasciste ». Ce n’est pas pour rien qu’il considère le Front National comme étant un parti de gauche, alors qu’il a toujours été l’extême-droite. Il avait même encensé Alain Soral le qualifiant de « résistant ». Autant en terme de fréquentation avec les fascistes, il en connaît un rayon. Il est cul et chemise avec ses derniers. Il n’hésite pas à dialoguer avec les « chemises brunes » sous prétexte qu’il parle avec tout le monde.

De même, la question de la « division » que les antifascistes seraient en train de mettre en place ne tient pas debout, puisque la société est déjà polarisée entre la droite et la gauche depuis la révolution française de 1789. Voir le peuple comme une unicité est une erreur fondamental. Le peuple est divisé depuis la nuit des temps. Cela n’est pas prêt de s’arrêter.

Etienne Chouard voudrait que les fascistes et les antifascistes fraternisent sous prétexte de lutte d’une haute importance que peut représenter celle des gilets jaunes à ses yeux. Encore une fois, il n’a pas compris la différence entre l’antifascisme et le fascisme. Les deux ne pourront jamais fraterniser. Le fascisme mène à la dictature, l’antifascisme mène à la République.

En considérant les « antifascistes » comme des pions du système capitaliste, on comprend tout de suite qu’il n’a pas compris à quoi aspire les « antifascistes », mais aussi en considérant qu’ils sont une « opposition contrôlée » sous prétexte qu’il n’y a pas eu de CRS montre sa méconnaissance sur l’antifascisme. Mais nous sommes ici dans une vision totalement complotiste. Pour rappel, pour lui les fascistes ce sont les personnes comme François Hollande ou encore Nicolas Sarkozy.

D’ailleurs, de nombreux antifascistes font partie de la mouvance autonome au sein de l’extrême-gauche voir de l’ultra-gauche.

L’argument reprend la vieille ficelle de l’extrême-droite qui décrit les antifascistes comme des « petits-bourgeois » ce qui implique qu’ils soutiennent le régime en place à savoir Emmanuel Macron. Autant d’ineptie dans un seul tweet démontre bien sa capacité limitée à raisonner. Nous avons vu les mouvements antifascistes et les branches autonomes dans toutes les manifestations contre les lois du patronat mises en place sous François Hollande ou sous Emmanuel Macron. Par contre, on peut dire que lui n’y était pas. Ce n’est pas un hasard.

Dans les faits, les fascistes soutiennent la cause de la « petite-bourgeoisie » par un anticapitalisme romantique. Ils oppriment du mieux qu’ils peuvent le prolétariat pour défendre les intérêts du capital qu’il soit grand ou petit.

Nous avons le cas en Autriche où le gouvernement penche pour une journée de 12h00 et une limite de 400 heures supplémentaires payables sur une durée de trois ans. Le miracle fait qu’on ne l’entend pas beaucoup à ce sujet. Pourquoi ? Parce que sont ces alliés qui mettent en pratique les mesures pour la petite-bourgeoisie et la grande bourgeoisie.

Opposer les « gilets jaunes » aux « antifascistes », c’est aussi mal-connaître l’ensemble du mouvement des gilets jaunes. En effet, parmi eux de nombreux antifascistes étaient présent. Il y a d’ailleurs eu des bagarres entre les antifascistes et les groupuscules proche de la mouvance identitaire ou ultranationaliste. Le nier, c’est nier la polarisation du mouvement des « gilets jaunes ».

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